Un ancien colisée repensé
À l'instar du maire Labeaume, le président du groupe J'ai ma place, Mario Bédard, croit que l'actuel colisée pourrait être recyclé. En "complexe sportif familial" ou en "Village des sports intérieur", par exemple.
"Il faut trouver une nouvelle vocation au colisée, je ne crois pas qu'il faut le démolir", a déclaré le promoteur d'un nouvel amphithéâtre multifonctionnel, hier. "La structure est bonne, a-t-il ajouté. Il y a sûrement autre chose qu'on peut faire avec ça."
Que ce soit pour du divertissement ou une vocation sportive en vue des Olympiques, le "vieux" Colisée devrait rester debout. Mais surtout pas pour jouer dans le même créneau que la nouvelle bâtisse. "Si on fait un plan d'affaires et qu'on garde deux amphithéâtres pour jouer au hockey et faire des spectacles de même envergure, on se crée une compétition, note le comptable agréé. Ça peut peut-être poser un problème de rentabilité."
Son de cloche similaire chez Claude Rousseau, président d'Équipe Québec. "On a une opportunité extraordinaire de réfléchir et se dire : "Avant de démolir une infrastructure actuelle, est-ce qu'on peut la réutiliser?"
De Vancouver, lundi, le maire de Québec, Régis Labeaume, a plaidé au Journal de Québec : "Ne fermons pas le colisée trop vite".
Hier, J'ai ma place a fait la présentation de la maquette en bois du concept de nouveau colisée imaginé et dessiné par l'architecte François Moreau, de la firme ABCP. Une représentation miniature qui est exposée dans le hall du Château Frontenac.
"On voulait en monter une depuis longtemps parce que c'est concret et que ça fait rêver les gens, a commenté M. Moreau. On redevient tous petit bonhomme quand on voit une maquette.
"La maquette d'un mètre carré à l'échelle, qui a nécessité quelque 1000 heures de travail, a été réalisée par Jean-Claude Beaudry, de l'entreprise Chantiers Chibougamau Nordic. Tous les calculs ont été faits pour s'assurer que la structure de bois - "le matériau de tous les exploits" - tiendrait le coup.
"Cela en ferait le plus grand amphithéâtre de bois au monde, celui avec la plus grande portée en Amérique du Nord, affirme M. Beaudry. Et le bois offrirait une qualité architecturale incomparable au niveau de la sonorité."
Tous les architectes, ingénieurs et autres qui oeuvrent présentement autour du projet savent que rien ne leur garantit un contrat en bout de ligne. Si l'amphithéâtre est financé par des fonds publics, "les règles de l'art" en matière d'appel d'offres seront respectées, réitère le président Bédard.
Ce qui n'empêche personne de rêver. "C'est bien évident, à mon avis, on travaille tous pour ça [les contrats]", indique M. Beaudry, de Chantiers Chibougamau Nordic.
Tournée en région
En collaboration avec la Brasserie Labatt, J'ai ma place amorce une tournée de présentation du projet qui les mènera en février et en mars dans 10 villes, de la Mauricie au Bas-du-Fleuve en passant par le Saguenay. Le président Mario Bédard se fixe l'objectif de vendre 400 sièges supplémentaires grâce à cet exercice. À l'heure actuelle, 380 sièges et cinq salons corporatifs ont trouvé preneur à l'extérieur de la région de Québec.
J'ai ma place a vendu 70 salons corporatifs, plus de 2200 sièges et récolté plus de 10 millions $ depuis le début de son aventure.
La maquette en bois du concept de nouveau colisée est exposée dans le hall du Château Frontenac.
SOURCE : Le Soleil




