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Rousseau prône la prudence

Le président d’Équipe Québec, Claude Rousseau, estime qu’il faut être « prudent dans l’enthousiasme » et éviter de brûler des étapes dans la réalisation d’un nouvel amphithéâtre.

 

Jean-Luc Lavallée

 

Le président d’Équipe Québec, Claude Rousseau, estime qu’il faut être « prudent dans l’enthousiasme » et éviter de brûler des étapes dans la réalisation d’un nouvel amphithéâtre. 

Appelé à commenter les nouvelles déclarations de Jean Charest et de Régis Labeaume, qui semble prêt à faire feu avec les appels d’offres d’un nouveau colisée, Claude Rousseau met plusieurs bémols.

« D’abord, je ne sais pas s’il pourrait faire ça comme ça… on parle quand même de beaucoup d’argent. Je pense qu’il faut être prudent et trouver les 400 millions de dollars que ça prend. Même si on avait des beaux plans et devis, si on n’a pas d’argent, on n’ira nulle part », a-t-il confié en entrevue au Journal.

Se garder une petite gêne

Le mandataire du gouvernement du Québec estime qu’il ne faut surtout pas se mettre à dos Ottawa en précipitant le processus. « Il faut faire attention parce que le fédéral est tellement un joueur important, donc selon moi, il ne faut pas que tu le brûles non plus. La bonne nouvelle, c’est que tout le monde travaille vers cet alignement-là des planètes, mais il faut se garder une petite gêne. Des fois, sauter des étapes, ça nous ramène à une triste réalité de dire qu’on aurait peut-être dû analyser ceci ou cela puis on retombe en arrière. »

« Régis et moi, on se parle régulièrement. On va attendre les conclusions du rapport de Ernst & Young. D’ailleurs, c’est un peu ce que j’ai vu aussi entre les lignes de M. Charest ; on attend de voir, justement, la profitabilité, comment ça va fonctionner la gestion de tout cela puis on sera peut-être prêt à mettre plus d’argent quand on aura des chiffres, mais ça prend des chiffres. La bonne nouvelle, c’est que les chiffres vont être disponibles le 7 juillet. Alors je ne pense pas que ça retarde les plans et devis… » a renchéri M. Rousseau, rappelant toutefois son rôle de conseiller et non de décideur dans cette démarche. Ultimement, les politiciens trancheront et s’ils veulent aller plus vite, la décision leur revient, soutient-il.

 

Source : Le Journal de Québec