Régis Labeaume n'entend pas se satisfaire d'un engagement des gouvernements supérieurs pour un nouvel immeuble de 400 millions $ à la condition d'obtenir les Jeux olympiques d'hiver.
«Moi, je n'embarque pas là-dedans. Lors des deux candidatures précédentes, on s'est retrouvés la "gueule sure" [amers]. Cette fois, si on n'obtient pas les Jeux, nous aurons au moins un nouvel amphithéâtre», a-t-il dit lors d'un entretien avec Le Soleil.
Le maire voit un avantage à construire un nouvel amphithéâtre avant que les bonzes du Comité international olympique décident du choix de la ville hôtesse des Jeux en 2022. «Ça montrera notre sérieux. Ça donnera plus de crédibilité à notre candidature», a-t-il affirmé.
Le maire demeure confiant d'obtenir l'appui de Québec et d'Ottawa pour la construction d'un nouvel amphithéâtre. Un premier projet évaluait la participation des deux gouvernements à 175 millions $ chacun.
Le gouvernement Charest s'était engagé à investir 100 millions $ dans le projet d'amphithéâtre sans fermer la porte à une augmentation de sa mise. Du côté d'Ottawa, on attend de connaître le plan d'affaires de l'amphithéâtre qui est présentement en préparation avant de se prononcer.
Pas de presse
M. Labeaume ne semble pas pressé de déposer une candidature pour les Jeux olympiques malgré l'avis contraire du président du Comité olympique canadien, Marcel Aubut. «Je pensais qu'il [M. Aubut] avait dit qu'il fallait construire un amphithéâtre. On sait tout ça», a-t-il répondu en boutade, vendredi, au cours d'un point de presse au congrès de l'Union des municipalités du Québec, à une question sur la position de M. Aubut.
Le maire se donne jusqu'à la fin de la présente année comme échéance ultime pour déposer la candidature de la Ville et surtout, pour obtenir l'appui de Québec et d'Ottawa pour la construction d'un nouvel amphithéâtre.




