Jeudi, le nom de la firme qui a décroché le contrat pour évaluer la possibilité de construire un amphithéâtre dans la région de Québec a été dévoilé : Ernst & Young a été retenu pour effectuer le mandat au coût de 263 800 $.
«Pour moi, l'idée, ce n'est pas de me faire dire : ?Ça prend un aréna avec une glace telle grandeur?, évoque M. Rousseau. C'est trop facile. Je pense qu'on peut être plus intelligent que ça.»
La firme comptable Ernst & Young doit se pencher sur le «portrait optimal» des utilisations d'un nouveau colisée de 18 000 places au coût de 400 millions $. Elle devra notamment réaliser un modèle d'affaires, évaluer les impacts et la rentabilité ? avec ou sans la LNH ?, élaborer une stratégie pour attirer des événements et faire des comparaisons avec d'autres projets en Amérique du Nord.
Pour Claude Rousseau, la meilleure façon d'augmenter la valeur de l'amphithéâtre lui-même est de maximiser l'attrait de ses alentours. «On calcule souvent l'utilisation d'un amphithéâtre en termes de soirs», note le président d'Équipe Québec. «Est-ce qu'on serait capable d'en faire un complexe qu'on pourrait utiliser sur une base de 12 heures par jour parce qu'il y aurait d'autres commerces intéressants et attrayants? Ça viendrait, j'espère et j'imagine, augmenter la valeur de l'amphithéâtre.»
Un commanditaire pour le nouveau colisée serait certainement prêt à débourser davantage si son nom est plus en vue et plus utilisé à l'intérieur d'un complexe, avance-t-il. Et l'implantation d'autant de commerces dans un endroit est de nature à donner une belle impulsion à un secteur. «Il faut que ça fasse partie de la vie d'un quartier, note M. Rousseau. Tu peux t'imaginer l'impact de ça. Ça peut être incroyable, ce genre d'établissements-là, si tout est bien orchestré. Tel genre de services autour ou à même le site, ça donne de la crédibilité et de la valeur au projet. Et ça peut amener du financement privé à la construction.»
La firme Ernst & Young aura 54 jours pour livrer ses conclusions à Équipe Québec. L'échéance originale du 18 juin a été repoussée de deux semaines au 5 juillet. Le porte-parole de la firme comptable n'avait aucun commentaire à formuler au Soleil, jeudi.
«L'autre volet fondamental est de savoir si tout cela est viable ou pas, continue Claude Rousseau. Est-ce qu'en se comparant aux autres grandes villes, on va se dire : ?Wow, on a fait la bonne affaire parce qu'on a la bonne infrastructure.?»
Par ailleurs, un deuxième appel d'offres sera lancé aujourd'hui, celui-là concernant la faisabilité d'une piste de descente masculine olympique au Massif de Charlevoix. Le président Rousseau a déjà fait savoir que la piste La Charlevoix, du cap Maillard, ne sera pas le seul scénario envisagé. L'option du mont à Liguori, plus à l'est, au sommet plus élevé, sera aussi à l'étude.


