Ces deux appels d'offres viseront à choisir les deux firmes qui effectueront les «modèles d'affaires» des deux projets.
Le premier appel d'offres sera lancé cette semaine et concerne le projet d'un nouvel amphithéâtre. La firme qui sera choisie devra notamment évaluer la rentabilité, les coûts, la fiscalité et la pertinence du projet non seulement pour une candidature olympique, mais pour l'avenir de la capitale.
«Si tu ne veux pas d'éléphants blancs, tu dois bâtir des infrastructures en conséquence», a dit M. Rousseau, en faisant référence à ces installations qui sont construites à fort prix pour les Jeux olympiques et dont les villes hôtes ne se servent presque plus après.
Un autre appel d'offres sera lancé dans les prochains mois pour choisir une firme qui évaluera les mêmes critères que pour l'amphithéâtre, mais qui se penchera aussi particulièrement sur la «faisabilité» du projet.
«Moi, je n'ai encore rien lu sur les coûts, rien sur la faisabilité, a dit M. Rousseau. Et il y a un élément qu'on oublie tout le temps et dont personne ne parle : il y a des propriétaires au Massif; il faut travailler avec ces gens-là pour voir la faisabilité, les coûts d'opération, ça va coûter combien.»
Mardi, le Groupe Le Massif a émis des réserves sur l'élévation du cap Maillard. En entrevue à Radio-Canada, le vice-président marketing et communication, Frédéric Gonzalo, a dit que le dénivelé ne serait pas augmenté à n'importe quel prix et devrait tenir compte des projets de développement du groupe.
Claude Rousseau espère que les résultats de l'étude seront favorables à l'élévation du Massif, qui a l'avantage d'être près de Québec, contrairement à Whistler par rapport à Vancouver, a-t-il souligné.
Mais si les résultats vont dans le sens contraire, «on verra nos autres options», a-t-il ajouté, sans toutefois préciser vers quelles autres montagnes Équipe Québec pourrait se tourner.
L'appel d'offres pour l'élévation du Massif sera ouvert seulement aux firmes d'ingénieurs invitées par Équipe Québec, a indiqué M. Rousseau. Comme pour l'amphithéâtre, le processus sera géré par le Bureau de la Capitale-Nationale.
La prudence de Claude Rousseau était partagée par tous les participants du forum de mardi soir, qui se tenait devant la patinoire du Pavillon de la jeunesse.
«Ce qui est important pour nous, c'est la même chose qu'on a faite pour le 400e, a dit le ministre Sam Hamad. Il y a l'événement comme tel. Mais il y a aussi tout ce qui reste après. Et ça, c'est majeur.»
Le maire Labeaume a pour sa part réitéré son soutien à la stratégie de départ qui a mené à la création d'Équipe Québec, c'est-à-dire de se doter d'infrastructures adéquates et d'attirer d'autres compétitions internationales avant de viser les Olympiques.
M. Labeaume a également affirmé qu'il se pliera au verdict d'Équipe Québec, même si elle évalue que Québec ne doit pas poser sa candidature pour les Jeux d'hiver de 2022 ou de 2026.
«S'ils disent non, c'est non! a-t-il dit. Entre-temps, on aura au moins des infrastructures pour attirer des événements internationaux.»
SOURCE : Le Soleil




