Pressé de questions, le ministre est resté bien discret sur le détail des conclusions du rapport, qu'il a reçu mardi et transmis jeudi au maire Régis Labeaume. «On est trois partenaires. La Ville et le gouvernement du Québec sont d'accord pour mettre l'argent. Il faut travailler avec le fédéral, c'est la prochaine étape.»

D'ailleurs, après la Ville de Québec, ce sera au tour de la ministre fédérale et députée de la région de Québec Josée Verner de recevoir une copie et d'avoir une présentation de l'étude préparée par l'équipe de Claude Rousseau et les consultants d'Ernst & Young.
En attendant, le ministre Hamad a réitéré les engagements du gouvernement provincial, soit d'investir 50 millions $ - sur un projet d'amphithéâtre évalué à 400 millions $ - et d'avancer 100 millions $ en prêt pour l'achat d'une équipe de hockey. «On le veut, ce projet-là, répète-t-il. C'est positif pour la région de Québec.»
Le maire de Québec, Régis Labeaume, faisait de gros efforts pour dompter son impatience. «On ne peut pas demander au gouvernement fédéral de donner une réponse cette semaine parce qu'on n'est pas rendu là», disait-il aux journalistes.
Mais dans un mois, ajoute-t-il du même souffle, la situation aura changé. «Une fois qu'ils auront pris connaissance de toutes les études, du rapport d'Équipe Québec, que nous à la Ville de Québec on aura pris une décision sur une candidature olympique, ce sera rendu à leur tour, estime M. Labeaume. Mais au moment où on se parle, tout est dans l'ordre. Tout tombe bien et on n'est pas en retard.»
Appui populaire apprécié
Les deux élus se réjouissaient de l'appui populaire qui s'exprime depuis un peu plus d'une semaine, avec l'organisation de la Marche bleue du 2 octobre et aussi la Nordique Nation, un fan club pour le retour des Nordiques qui regroupe déjà 28 000 personnes. «L'appui populaire, ça nous aide davantage, estime Sam Hamad. Ce n'est pas de la pression, c'est des fleurs.»
Le maire ne s'inquiétait pas trop des propos du commissaire Gary Bettman, qui disait aujourd'hui, au Sommet du hockey à Toronto,
que la Ligue nationale de hockey (LNH) ne regarderait même pas du côté de Québec tant qu'elle n'aurait pas la certitude qu'un nouvel amphithéâtre lèvera de terre. «C'est ce qu'il m'a toujours dit», fait remarquer Régis Labeaume.
Lorsqu'un journaliste a demandé au commissaire si les gens de Québec auraient bientôt une équipe, Bettman a répondu : «La réponse est que je ne connais pas la réponse à cette question, alors je vais vous poser une question : est-ce que Québec va avoir un nouvel aréna? Parce que je ne peux même pas commencer à penser à une équipe à Québec avant qu'il y ait un nouvel amphithéâtre.»
Il a indiqué que pour que la LNH effectue un retour dans la Vieille Capitale, cela dépendra de plusieurs facteurs. «Il faudra les bonnes circonstances, avec les bons propriétaires, un aréna conforme et la disponibilité d'une concession. Ce serait une bonne chose de pouvoir effacer quelques-unes des choses qui n'ont pas été faites correctement par le passé, mais comme je l'ai souvent répété, lorsque vient le temps de l'analyse finale, il ne peut y avoir aucune discussion au sujet de Québec sans un nouvel aréna», a-t-il indiqué.
On a également demandé à Bettman s'il était envisageable de laisser une équipe jouer au Colisée pour une ou deux saisons si la Ville promettait un nouvel aréna, mais il n'avait pas l'air trop ouvert à cette idée. «Cela m'obligerait à spéculer au sujet d'un nouvel aréna et du temps que cela prendrait et je ne suis pas prêt à être aussi précis en ce moment», a-t-il conclu.



