Labeaume veut maintenant une signature
Agence QMI, Annie Saint-Pierre, 02/09/2010 - Maintenant que le premier ministre du Canada, Stephen Harper, a dit publiquement souhaiter le retour des Nordiques à Québec, il doit apposer sa signature sur un engagement financier officiel d’ici le 31 décembre. « Quand le premier ministre du Canada dit qu’il a hâte au retour du Nordiques, il n’est pas sans savoir ce que ça signifie pour les gens de Québec. Ça enflamme et il sait ce qui va se passer le 2 octobre, je vous garantis qu’il le sait », a réagi le maire de Québec, Régis Labeaume, à la suite de la brève déclaration de M. Harper, mercredi.

Ce dernier a brièvement mentionné qu’il désirait le retour des Nordiques à Québec et qu’il avait hâte.
M. Labeaume, qui prononçait une conférence à Saint-Hyacinthe, lui demande maintenant de passer de la parole aux actes et de conclure un engagement financier rapidement pour la construction d’un amphithéâtre pouvant accueillir une nouvelle équipe de la Ligue nationale de hockey à Québec.
« Ça ne peut pas être des paroles en l’air, ce sont des paroles lourdes de conséquences et il ne peut pas revenir sur ce qu’il a dit », a lancé le maire de Québec, au lendemain des propos du premier ministre Harper.
Revirement
Pour M. Labeaume, le souhait de M. Harper de revoir les Nordiques à Québec vient carrément renverser les propos précédents de Stockwell Day, cette semaine, qui soutenait que le gouvernement fédéral ne financera jamais un tel projet.
« Là, le patron vient de parler. C’est toujours de même, le patron vient de dire ce qu’il en pensait et il me connaît suffisamment bien pour savoir qu’à partir de maintenant, je serai encore plus teigne », a ajouté M. Labeaume.
Il n’a d’ailleurs pas manqué de souligner que le premier ministre du Québec, Jean Charest, a toujours respecté sa parole jusqu’ici quant à une implication gouvernementale pour le projet d’amphithéâtre de 400 millions $ à Québec.
« J’ai beaucoup d’estime pour la façon dont travaille le premier ministre Charest dans ce dossier », a dit M. Labeaume.
Engagement
Le maire considère que le dossier progresse rapidement avec une telle déclaration du premier ministre du pays.
Selon lui, seul un engagement financier pour la construction de l’édifice manque, car personne ne doute de la capacité de l’homme d’affaires Pierre Karl Péladeau, le grand patron du groupe Quebecor, d’acheter une équipe.
« Y a plus personne qui doute non plus des intentions du commissaire Gary Bettman d’aider cette entreprise-là. Le doute est sur la capacité à avoir des engagements le plus rapidement possible », a commenté le maire.
« D’ailleurs, M. Bettman a toujours dit qu’il n’a pas besoin d’un édifice construit, il a besoin d’engagements nets et précis sur la construction du bâtiment », a indiqué M. Labeaume.
Rapidement
Les coûts de construction du nouvel amphithéâtre de Québec ne sont pas si exorbitants que l’on pourrait croire, selon lui.
La Ville maintient sa promesse d’investir 50 millions $ dans un bâtiment estimé à 400 millions de dollars. « Quand le gouvernement du Québec pourra ou voudra rendre public le rapport de M. Rousseau, vous comprendrez qu’après impôts et fiscalité, ce sont des montants absolument raisonnables, beaucoup moins chers qu’on le pensait », a dit le maire.
Il tient toujours à l’obtention de signatures officielles d’ici le 31 décembre, question d’opportunité financière pour une acquérir une équipe américaine.
« Dans six mois, l’économie va reprendre aux États-Unis et les propriétaires seront en mesure de conserver leur équipe », croit-il.
« 2012 sera trop tard, vous vous trouverez un autre maire », a-t-il dit.



