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Intérieur du futur amphithéâtre: l'eau à la bouche

Le futur amphithéâtre a été examiné sous toutes ses coutures jeudi pendant un comité plénier de plus de huit heures. Une longue journée de laquelle il ressort une montagne de chiffres, des réponses, quelques nouveautés. Mais, surtout, des premières images de l'intérieur du futur colisée, dont l'enceinte s'annonce dégagée et largement fenestrée.

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La configuration de l'aréna permet au public de toujours voir la glace même pendant les déplacements.

 

À télécharger: le document PDF de la présentation préliminaire de l'amphithéâtre multifonctionnel de Québec

D'autres documents techniques sur le site de la Ville de Québec.

L'architecte de l'amphithéâtre, le président de la firme ABCP Architecture François Moreau, a dit vouloir «mettre l'eau à la bouche» des élus lors de sa présentation en comité plénier. Cette rencontre d'information était aussi la première sortie devant les conseillers pour le directeur du projet d'amphithéâtre depuis un an, Jacques A. Bédard. De 9h30 à plus de 18h, les élus ont ainsi pu poser toutes leurs questions aux responsables du projet d'amphithéâtre à 400 millions $.

 

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Plan du site

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Salon de type «bunker»

 

Si budget, gouvernance, contrôle des coûts et échéances ont été discutés tout au long de la journée, la matinée a surtout été marquée par la présentation d'une vidéo montrant un amphithéâtre dégagé dont la configuration permet au public de toujours voir la glace, même pendant ses déplacements. Des coursives, ouvertes sur 360 degrés, sont inspirées du Consol Energy Center de Pittsburgh. Il a d'ailleurs beaucoup été question du domicile des Penguins jeudi, confirmant l'influence de ce bâtiment sur le concept de l'amphithéâtre de Québec.

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Vue du bar

 

Rideau déplaçable

On a aussi pu apprendre jeudi que l'enceinte pourra aussi être reconfigurée pour permettre différents formats de spectacles à l'aide d'un rideau déplaçable par roulement. Un élément «majeur» et «plus moderne qu'à Pittsburgh» selon le maire Régis Labeaume. «À la limite, vous pouvez ajuster vos rideaux avec la vente de billets. Au niveau de l'expérience client, c'est fondamental.»

Autre fait marquant de ce premier coup d'oeil à l'architecture: un grand nombre de fenêtres et une grande terrasse. «Un espace bar permettra une vue extraordinaire sur la ville», a expliqué François Moreau.

L'architecte a aussi présenté le «bunker», un couloir vitré qui permettra de voir les artistes ou les joueurs de hockey rentrer au vestiaire. Le futur amphithéâtre sera aussi doté d'un «restaurant gastronomique d'envergure» de 500 places et d'un restaurant-bar sportif.

Ce dernier sera situé dans les actuels locaux du Ludoplex, qui abritera aussi un studio de production de Quebecor, tel qu'annoncé lors de la conférence de presse confirmant l'entente de gestion entre la Ville et le géant du divertissement, le 25 mars. Quebecor s'est alors engagée à équiper ses quartiers généraux évalués de 30 à 40 millions $.

Labeaume «ému»

En point de presse en marge du plénier Régis Labeaume a dit avoir «ému» par la présentation vidéo. «Quand j'ai vu les premiers dessins, j'ai eu quasiment la chair de poule, j'ai dit : "Tabarouette, c'est le nôtre!"»

Aucune image de l'extérieur n'a toutefois été montrée jeudi. Mais le maire Labeaume a réaffirmé la volonté de la Ville de conserver la façade de l'hippodrome (lire le texte en p. 5).

En après-midi, le responsable des équipements et mobiliers spécialisés à la Ville de Québec, Sylvain Daniel, a ventilé un montant de 44,5 millions $ destiné majoritairement à l'audiovisuel, à la restauration et à la scénographie et à l'éclairage. Des technologies qui ne se démoderont pas même si l'amphithéâtre n'ouvrira ses portes qu'en septembre 2015.

«C'est le top du top, a illustré M. Daniel. Le budget qu'on a, même si on l'arrête en 2012, on sait qu'en 2015, on aura une très grande qualité.» Il estime que l'amphithéâtre de Québec sera mieux équipé que celui de Pittsburgh.

 

La part de la Ville à 118 millions $

 

Si les Nordiques reviennent à Québec, la part que devra payer la Ville de Québec sera de 118 millions $, a annoncé le maire Régis Labeaume jeudi. Le groupe J'ai ma place a amassé pour l'instant 19 millions $ de sièges vendus dans le nouvel amphithéâtre.

 

«On a vendu pour presque 2 millions $ en deux semaines», a indiqué jeudi le fondateur de J'ai ma place, Mario Bédard, en référence à l'annonce de l'entente finale avec Quebecor, le 25 mars, qui a stimulé les ventes.

 

Le maire Régis Labeaume s'est aussi réjoui de ces nouveaux chiffres qui feront tomber la contribution de la Ville à 118 millions $ dans l'éventualité du retour d'une équipe. Avec les Nordiques, Quebecor payera en effet 63,5 millions$ pour apposer son nom sur l'édifice.

 

«Si on ajoute la contribution de 200 millions $ du gouvernement du Québec, on arrive à 282 millions $, donc il restera 118 millions $, soit 28 % de la facture», a calculé M. Labeaume.

 

Sans équipe, la compagnie de Pierre Karl Péladeau payera 33 millions $ pour avoir son nom sur l'amphithéâtre.

 

Quebecor donne son feu vert officiel

 

Par ce comité plénier, le maire Labeaume avait promis de fournir le plus d'informations possible. La Ville a ainsi mis sur son site jeudi le programme fonctionnel et technique (PFT), un document de plus de 1000 pages qui détaille les composantes de l'amphithéâtre. Dans son entente avec la Ville, Quebecor avait jusqu'au 16 avril pour donner son feu vert officiel à ce document. Le OK est finalement arrivé jeudi, par courriel.

 

«Ça veut dire qu'on s'est entendu sur 600 éléments», s'est réjoui Régis Labeaume.

 

Dans sa version préliminaire, le PFT contenait pour 561 millions $ de composantes, a confirmé jeudi le directeur du projet, Jacques A. Bédard. La Ville et Quebecor ont donc négocié pour couper et ramener le tout à 400 millions $ avant la fin mars. Le maire Labeaume avait d'ailleurs eu recours à Claude Rousseau comme conseiller pour le sprint final des négociations.

 

Le feu vert de Pierre Karl Péladeau au PFT était l'un des trois principaux points ajoutés entre la version finale de l'entente et celle signée en septembre. Les deux autres touchaient le changement de lieu pour celui de l'hippodrome et la baisse du nombre d'espaces de stationnement, passé de 4000 à 3400, un nombre qui pourrait toutefois changer, dit-on à la Ville.

Valérie Gaudreau

Valérie Gaudreau

Le Soleil