Coyotes: le déménagement de l'équipe encore évoqué
(Québec) L'avocat Walter Opaska, qui annonçait il y a quelques semaines sa candidature à l'élection à la mairie de Glendale, en Arizona, en août 2012, n'écarte pas la possibilité de laisser les Coyotes de Phoenix partir pour une autre ville s'il est élu.
Même s'il aimerait que sa ville conserve son équipe de la Ligue nationale de hockey (LNH), M. Opaska a confié au Soleil qu'il s'opposerait à toute entente où Glendale ne trouverait pas son compte.
«Je crois qu'il est possible de garder les Coyotes à Glendale, mais je ne souhaite pas mettre la Ville en faillite contrairement à la mairesse Elaine Scruggs, qui elle veut garder les Coyotes à Phoenix, et ce, peu importe les conditions», a-t-il affirmé lors d'une entrevue téléphonique.
L'avocat dit avoir décidé de se lancer en politique quand le conseil municipal de Glendale a annoncé qu'il injecterait 25 millions $ de plus pour s'assurer que les Coyotes demeurent à Glendale pour la saison 2011-2012.
«Les offres que Glendale a reçues jusqu'à maintenant, dont celle qui n'a pas fonctionné avec l'homme d'affaires Matthew Hulsizer, n'étaient pas bonnes du tout. Le problème, c'est que les acheteurs potentiels voient aller le conseil municipal, qui semble désespéré. Alors, ils demandent beaucoup», poursuit-il.
«Moi, je ne suis pas prêt à garder les Coyotes ici à n'importe quel prix. Je ne veux pas d'offres qui amèneront une importante dette additionnelle pour la Ville ou des frais élevés à payer à un propriétaire potentiel. Il y a d'autres façons de faire fonctionner le Jobing.com Arena», explique-t-il au sujet de l'amphithéâtre bâti au coût de 180 millions $ par la Ville.
«C'est possible de rentabiliser un amphithéâtre comme celui-là sans équipe professionnelle. Présentement, à part le hockey, nous y tenons une vingtaine d'événements par année. Le hockey l'occupe pendant 41 ou 42 soirs, mais ce serait possible de remplacer ça par des concerts et d'autres événements si ce n'est pas possible d'en arriver à une entente intéressante pour la Ville», poursuit-il.
«Une équipe de la LNH est un bel acquis pour Glendale, et je souhaite la conserver, mais si c'est impossible, on peut penser déménagement, mais, actuellement, la mairesse refuse d'envisager cette option», reprend M. Opaska.
Craintes de McCain
Par ailleurs, l'ex-candidat à la présidence des États-Unis et sénateur de l'Arizona, John McCain, a exprimé cette semaine des craintes quant à l'avenir des Coyotes, présentement sous la tutelle de la LNH.
«Je sais que la LNH ne fera pas fonctionner cette équipe indéfiniment. Ce n'est pas son travail. Son travail est de s'occuper des opérations de la LNH, pas de dépenser de l'argent là-dedans. Je sens une certaine urgence», a-t-il affirmé au journal Arizona Republic.
M. McCain a aussi déclaré qu'il continuerait d'appuyer les démarches afin de garder les Coyotes à Glendale en précisant toutefois qu'il n'était pas impliqué dans les négociations en cours avec deux groupes d'acheteurs potentiels.
Attirant en moyenne 10 481 spectateurs par match cette saison, les Coyotes figurent à l'avant-dernier rang du circuit Bettman à ce chapitre. Les Thrashers d'Atlanta, qui ont terminé la saison passée avec une moyenne de 13 469 spectateurs par match, ont déménagé cet été pour s'établir à Winnipeg.
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Ian Bussières |



